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Intégration verticale et intégration horizontale, quelles différences ?

L’intégration verticale et l’intégration horizontale sont des stratégies concurrentielles utilisées par les entreprises dans le but de consolider leurs positions et de se démarquer de leurs concurrents. Ces deux stratégies impliquent l’acquisitions d’autres entreprises lors de la réalisation d’une stratégie de croissance. Bien que ces stratégies peuvent aider les entreprises à se développer et présentent multiples avantages, elles présentent, dans certains cas, quelques limites. Ainsi, avant d’élaborer une stratégie d’intégration, qu’elle soit verticale ou horizontale, il est essentiel de bien comprendre chacune d’entre elles et de pouvoir les différencier.

Qu’est-ce qu’alors l’intégration verticale et l’intégration horizontale ? Quels sont les avantages et les limites que chacune de ces stratégies présente ?

L’intégration verticale, c’est quoi ?

Quand on parle d’une stratégie d’intégration verticale, on parle d’une entreprise qui acquiert une autre dans le processus de production du même secteur. Parmi les raisons principales pour l’intégration verticale, on distingue le renforcement de la chaîne d’approvisionnement de l’entreprise, la réduction des coûts liés à la production, l’accès à des nouveaux canaux de distributions et la capture de profits. L’intégration verticale peut être effectuée à travers une expansion interne, une fusion ou une acquisition.

Ainsi, une entreprise qui choisisse de procéder à une intégration verticale peut non seulement augmenter les profits tirés des activités acquises mais également d’assurer une efficacité accrue de son processus de production et de réduire les retards liés au transport et à la livraison.

Par ailleurs, il est important de savoir qu’il est possible de s’intégrer verticalement en amont ou en aval. L’intégration en amont s’effectue quand l’entreprise décide d’acquérir une autre qui fabrique le même produit de départ pour l’entreprise acheteuse. Par exemple, quand un constructeur automobile acquiert un fabricant de pneus, on parle d’une intégration en amont. Quant à l’intégration en aval, elle s’effectue quand l’entreprise décide de prendre en charge le processus post-production. Par exemple, quand un constructeur automobile acquiert un concessionnaire automobile, on parle d’une intégration en aval.

Les avantages et les limites de l’intégration verticale

L’un des principaux avantages de l’intégration verticale est la réduction des coûts. En effet, en achetant une entreprise qui est située en amont dans la chaîne de valeur, la société acheteuse peut réduire considérablement les coûts de production. Par ailleurs, cette intégration permet de mieux gérer les investissements et les capacités de production. Cela permet notamment de prévenir les éventuelles surcapacités de production. L’intégration verticale permet également de mieux développer l’activité de l’entreprise grâce à la facilitation des collaborations.

Toutefois, l’intégration verticale n’est pas toujours une solution idéale pour assurer le développement de l’entreprise et pour bénéficier des retombées financières intéressantes. Par exemple, si les fournisseurs proposent des prix de vente qui ne sont pas plus haut que le coût unitaire de production, l’intégration verticale n’est pas recommandée.

L’intégration horizontale, c’est quoi ?

Quand on parle d’une stratégie d’intégration horizontale, on parle d’une entreprise qui acquiert une autre similaire qui opère dans le même secteur d’activité.

Dans ce sens, les entreprises peuvent opter pour l’intégration horizontale pour augmenter leur taille, pour réaliser des économies d’échelle, pour diversifier leurs offres de services ou de produits ou pour réduire la concurrence. De même, cette stratégie peut leur permettent d’accéder à de nouveaux clients ou à de nouveaux marchés, voire même à l’étranger. Par exemple, deux magasins similaires peuvent fusionner pour commencer des opérations à l’étranger.

Si l’intégration horizontale est réussite, les deux entreprises concernées auront la possibilité de générer de revenus supplémentaires. En outre, elles peuvent réduire les coûts en partageant la technologie utilisée, la recherche et le développement réalisé, le marketing et même la production et la distribution.

Les avantages et les limites de l’intégration horizontale

L’intégration horizontale permet tout d’abord aux entreprises de se positionner plus efficacement sur les segments du marché et de répondre plus convenablement aux besoins et aux attentes des clients. De même, cette stratégie réduit la concurrence, ce qui amène à une meilleure stabilité.

L’intégration horizontale est également une excellente stratégie pour propulser l’innovation à travers la synergie, en proposant des nouveaux produits ou services, et pour créer des économies d’échelle, en contrôlant davantage les entreprises sur le marché.

Cependant, l’intégration horizontale peut, dans certains cas, créer des synergies inefficaces, particulièrement quand les entreprises ne sont pas complémentaires ou quand elles se trouvent en concurrence directe avec d’autres entreprises. Une autre limite qui peut être présentée par l’intégration horizontale est la difficulté de prédire les produits de remplacement. En effet, certains marchés, voire les technologies de la communication ou l’automobile, sont en évolution constante et par conséquent les attentes des clients sont souvent difficiles à identifier. Par ailleurs, l’intégration horizontale peut amener à une situation de monopole, qui est parfois délicate au niveau juridique. D’ailleurs, dans plusieurs pays, l’abus d’une position dominante par les entreprises est puni par la loi.

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